Magdalena Andersson, le 24 novembre 2021, à Stockholm. PONTUS LUNDAHL /TT / AP

Instabilité au gouvernement Suédois, Magdalena Andersson démissionne le jour même de sa passation de pouvoir

Après être rentré dans l’histoire politique suédoise comme première femme devenue Première Ministre, M. Andersson marque son mandat comme étant le plus court du pays.

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L’ex Premier-Ministre, Stefan Löfven avait annoncé en août dernier sa démission pour le mois de novembre, il devenait urgent de lui trouver un remplaçant. La cheffe des sociaux-démocrates a négocié difficilement, pendant deux semaines, avant de trouver un accord pour lui succéder. Mais après voir « forcé » le résultat en sa faveur, le budget du parti-centriste lui a été retiré et adopté pour le projet de loi finance de l’extrême-droite. Seuls alliés restant, les écologistes annoncent leur décision de partir du gouvernement suite à cette décision .

« Nous avons une élection dans à peine un an et il est portant que nous ayons une passation rapide. Les électeurs veulent que cela se passe en douceur », Stefan Löfven.

Cette passation de pouvoir se fait pourtant en douleur, M. Andersson semble être « victime » d’un double-jeu du gouvernement. Le même Parlement qui l’a fait élire le matin du mercredi 24 novembre, lui retirent le budget prévisionnel en raison de négociations concédées à l’aile gauche. Le parti centriste n’aurait pas apprécié et délèguent le budget à l’extrême droite. Cette action pousse le parti écologiste à partir du gouvernement. Il est inimaginable pour eux d’être sous un gouvernement qui développe l’extrême-droite.

« Ce n’est pas la mission du Parti des Verts d’appliquer le budget négocié par SD (démocrate de Suède). Notre direction est unanime pour dire que nous ne pouvons pas être dans un gouvernement avec un budget préparé par SD », porte-parole du parti, Märta Stenevi.

Témoin et impuissante à la déportation du budget pour l’extrême-droite, Magdalena Andersson avait déclaré pouvoir s’en accommoder en déclarant : « J’estime que je peux gouverner le pays néanmoins ». Mais gouverner avec le départ de ses seuls alliés, le parti écologiste écologiste, n’était en revanche pas acceptable.

« Il y a une pratique constitutionnelle voulant qu’un gouvernement de coalition démissionne lorsqu’un parti le quitte. Je ne veux pas diriger un gouvernement dont la légitimité est remise en cause », ex Première-Ministre, Magdalena Andersson.

Magdalena Andersson ne se ferme pas les portes de la politique pour autant. Elle se dit prête à revenir dès que le gouvernement sera fait d’une majorité à 100% de Social-Démocrate.

Jean-Christian Lejay