Entre architecture traditionnelle et architecture moderne, à Séville et Paris, vivre dans une ville hybride.

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Le Metropol Parasol. Photo : Joseph Marien

À Séville comme à Paris, les touristes et les habitants locaux sont tantôt émerveillés, tantôt choqués de
découvrir les architectures typiques et modernes qui coexistent.

Des rues chargées d’histoire, voici ce que l’on peut trouver lorsque l’on se balade dans des villes telles que Séville, en Andalousie ou Paris.
A Séville, c’est une architecture vieille de plusieurs centaines d’années qui accueille les visiteurs à leur arrivée. ils se baladent dans les ruelles colorées en respirant les effluves fruitées des orangers qui bordent toutes les allées. Et, au détour de l’une d’elles, c’est la surprise. Le Metropol Parasol se dresse, tout en courbures au-dessus de la place de la Encarnación. Surnommée “les champignons de Séville« , l’installation datant de 2011 plait beaucoup aux jeunes étudiants de l’école des beaux-arts qu’elle surplombe. “Beaucoup de gens ici n’apprécient pas le Parasol et pensent que cela ne correspond pas au reste de la ville”, raconte Alvaro, étudiant espagnol, “mais je trouve que ça rend bien. je pense qu’il y a un beau contraste entre la rigidité verticale des immeubles et les courbes dynamiques du parasol.”

Dans la capitale française, le même constat peut être fait. l’architecture Haussmanienne, tant aimée par les parisiens et admirée par les visiteurs, est aujourd’hui complétée, presque mise en valeur, par des constructions plus modernes. La Pyramide du Louvre, la Philharmonie ou encore le Centre Pompidou donnent à Paris son aspect si singulier. Ce Centre, si intrigant à première vue, suit le même principe que le Metropol Parasol, on ne peut pas le voir d’une des rues adjacentes, il faut être presque à son pied pour le voir. Et la découverte peut être étonnante, pour les jeunes comme pour les plus vieux. “On a pas mal de jeunes qui sont choqués quand ils voient pour la première fois le bâtiment”, raconte Pierre Cuturello, professeur relai au Centre. “Ils se disent “oh la la mais qu’est ce que c’est que ca? qu’est ce que c’est que tous ces tuyaux, toutes ces barres de fer, comment c’est possible, à cet endroit là, de mettre un bâtiment comme ca?”.


Même si ces constructions peuvent être étonnantes, les habitants de Séville comme les habitants de Paris s’y sont attachés et n’accepteraient de s’en séparer pour rien au monde.

Louise Cordier et Joseph Marien

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